December 10, 2017

L'édito du dimanche




Crédo

Je ne suis d’aucun pays
Je ne possède pas la Terre
Pas de société
Et plus de religion
En moi ni patriotisme
Ni idées préconçues
Aucune tradition ne me mine
Et encore moins de dieu
Je ne conçois pas la misère
Comme nécessité sur terre
Et aucune guerre
N'est dictée par la raison
Je suis un humain
Juste un humain
Sans artifice et tout nu
Qui refuse de croire
Que tout ce qu'on lui a dit est vrai
La vie ce n'est pas ça
Elle est beaucoup plus belle
Elle brille, elle éclate
Ailleurs que dans leurs caves
Peuplées des hurlements
De mes sœurs, de mes frères
Qui gisent agonisants
Sur des planches ensanglantées
Elle est belle la vie
Á l'ombre de leurs folies
Elle est tout sauf celle
Qu'ils veulent me donner
Non, je ne crois plus en rien
Car il y a dans mes apprentissages
Trop de peurs qui ne m'appartiennent pas
Je ne suis pas comme eux
Je crois en l'Amour




December 7, 2017

Dan Van Winkle, some of my new works


An article of Dan Van Winkle
Uda Art Editor


In October, I took a trip to Spain for business.  Due to a tragedy in my girlfriends family, she was unable to join me.  We had planned a weekend in Mallorca after my work.  I had a friend studying in Florence for the year, so rather than spend a weekend along sulking, I invited her and a friend over to do some shooting.  I had no idea how beautiful Mallorca is.  But, I did a little research and crossed my fingers.

All I can say is, wow, what a weekend we had (really just one day).  But this was by far one of the most memorable shoots of my life.  Both for the conditions we had but also, just the fun time we had enjoying life.  Beautiful sunrise, making an awesome break driving on crazy roads, seeing beautiful scenery photographing a wonderful mode, Paella for dinner and finally sipping wine in the chill out.  I think I am blessed.

Here are a few photos from this marvelous weekend.  I plan to write an in depth blog on my website soon.  I hope they are enjoyed!















































































































December 3, 2017

L'édito du dimanche


Souris se prépare.

Souvenez-vous... Il était une fois un tout petit chat que l'on surnommait Souris. Nous l'avons abandonné tandis qu'il préparait sa minuscule valise, las du monde des hommes qui voulaient en faire un animal de foire. Car Souris est un chat bien différent des autres. Tout petit certes, si petit que Souris est un nom presque trop grand à porter pour lui, mais surtout prodigieusement intelligent, bien plus que la plupart des grandes et doctes personnes qui se penchent encore aujourd'hui sur son cas comme l'Ogre sur le Petit Poucet.

Et bien le revoilà, devant la télévision à l'heure de son émission préférée "Des chiffres et des lettres", à ruminer comme pas deux, si soucieux qu'il en oublie la virgule après la division par 82. L'échéance se rapproche, il le sait. Sa maîtresse reçoit un courrier de plus en plus volumineux le réclamant à grands renforts de chèque dans des émissions aussi farfelues qu'ineptes, c'est à dire choquantes quand on a un QI qui dépasse les 160, ce qui ne le place pas loin d'Einstein, il a vérifié. Mais là n'est pas son vrai souci.

Partir est tout un poème pour un chat aussi érudit que lui. Au-delà de la simple question du point de départ et d'arrivée qui pourrait bien se confondre selon le dernier traité qu'il a dévoré, au figuré comme au propre pour éviter d'être surpris en train de lire, il y a quand même une certaine nécessité évidente à savoir pour où. Partir, oui, ses bagages sont prêts comme son courage, mais pour aller où ?... C'est à ça que son incroyable tout petit cerveau est entièrement occupé à présent. A ça et à autre chose, avec qui, comment, et quel nouveau nom se trouver... Tout en se lissant les moustaches, il écoute ses neurones se connecter. Tout petit, microscopique aime à sa dire sa maîtresse en lui tripotant le ventre ce qu'il déteste par-dessus tout, il entendait déjà les clic-clics dans sa tête, signes annonciateurs de grandes révélations qu'il ne révélait jamais à personne, petit mais pas fou, souvenez-vous.

- Ma chérie ! J'allais t'appeler !
Souris tend les oreilles.
- Il va bien, oui ! Si tu savais toutes les propositions que j'ai ! Je ne sais plus où donner de la tête. Et tiens-toi bien, tu ne devineras jamais.
Souris saute sur l'accoudoir, prêt au pire.
- Non... Non plus ! Non, je t'ai dit ! Mieux. Tu ne trouveras pas... Jerry Springer !
Souris manque de tomber à la renverse.
- Si ! Il vont faire le show à la maison ! Mais oui, tu viendras. C'est après-demain.

Consterné, Souris se faufile en douce par la chatière et va se cacher sous une rose. Deux jours. Il ne lui reste plus que deux jours pour mettre son plan à exécution. Deux jours, c'est si peu. Fini les gamelles pleines et "Le Compte est bon". Deux jours. Il soupire. Pas facile les départs quand on est si petit que l'on peut se cacher dans un trou de souris.
- D'ailleurs, qu'est-ce qui m'en empêche ? se dit-il fort à propos.



December 2, 2017

Simply Marilyn


Among her thousands and thousands photographies, I wanted those which captured her inner truth, her sadness, her sickness. I know all about her because she's my idol since my 12. Today, maybe she could have been cured or appeased, but would she have avoided her fascination for the powerful men of this world ? She died with her secrets we now know. Like Icarus, she burned her wings.

Here are my favorites, simply Marilyn. In loving memory.