February 14, 2018

My Facebook wow!



 Art Model Adriana Ceara















"Pinnacles"







Dan Van Winkle
Devi at Death Valley, USA







Dave Rudin







Gabriel Olude







Art Model Adriana Ceara







"Rain Dance on the patio"







Art Models Minh Ly and Carolyn Lacasse 
"Dust and dirt series"







Art Model Anna Uchiyama







Josée Houle
Art Model, concept and styling Carolyn Lacasse















Art Model Lillias Right in Sicily







Yoga Art Nude Series







Art Model Lera Russkikh







Art Model Erica Jay








Art Model Erica Jay











February 8, 2018

Welcome Don Ricchilino








At the beginning of my discovery of this multi-talented photographer, I believed Don Ricchilino was a noble and old Italian due to this beautiful avatar and of course his name. But no, Don he's younger and from Munich.

At the beginning, I believed Don was only a wonderful BW addicted Street Life photographer. Then I discovered with surprise his beautiful fine art nudes, his first passion before the street photography.

Don Ricchilino is a surprising and passionate artist who told me a warmful yes for his publication I wanted since a long time.

I call him in secret (don't tell him) "Master Don Ricchilino" because his photographs are pieces of art which equal the greatest old Photographers. Although, he has received numerous honors and prizes for his work.

Dear Don, I'm honored you call me "my friend" and I thank you for your confidence and your enthusiasm.





"That's love"












Hello my friend,

It is difficult to find words about myself. I came to photography by traveling to distant countries. By chance, I got orders in the field of fashion and so I had a lot to do with models.

I had a studio in Munich and worked a lot, always the same, nude, fashion and portrait. It got boring. Now I decided to realize my ideas. stagings and time travel.


I'm very interested in street photography, especially in countries where history is still to be found.

I have had a lot of good experiences and got to know nice people. I enjoy it a lot and I enjoy working with people. The many human photos I like more than the numerous honors and prizes I have already received.

Photography is entertained for me. It should not bore the viewer. With competition, as many others do, my art of photography has nothing to do. I prefer to be modest.

I was influenced by the great work of the old Masters, dear black and white, but luckily I have my own style. Many others copy and will always be a copy.

If you have any questions, ask me.
Dear regards
Don





Street Photography








Sur le mur : Zite zitoune, Huile d'olive



































Émile Zola, French writer, would have loved this photograph for "La Bête humaine" (1890)

La Bête humaine (The Beast Within or The Beast in Man) is an 1890 novel by Émile Zola. The seventeenth book in Zola's Les Rougon-Macquart series is based upon the railway between Paris and Le Havre in the 19th century and is a tense and psychological thriller.








"Out of school"






Fine Art Nude





















"The hero"
Art Model Nurry Necker




























February 2, 2018

Massalo in blue


Member since 2009

There are so few African photographers... I know very well Massalo from Angola and I can't forget his work and his bravery.

 "I believe that photography, and any other form of art, is a language that, if used correctly, can express things that spoken or written words could never. It is a powerful medium, and beautiful too."




"Bullet proof soul"







"Egg plant"







"Everything is new"







"Absinthe"






"Sara"






"Biscuit"







"Libby's first sunrise"






"Until the end of world"






"Woods"







"The guardian"










"Shiny ones"




January 28, 2018

L'édito du dimanche

Régiment d’Infanterie de Marine du Pacifique,
Nouvelle-Calédonie, classe 78/02

J’ai commencé par un stage de huit jours qu’ils appelaient stage commando. Je me doutais bien que ça devait être pire pour les vrais, mais on avait les peintures de guerre et la boue qui va avec. Quitte à faire venir un camion-citerne. On rampait sous le tir d’une mitrailleuse 12,7. Sous les barbelés, on n’a eu aucune perte à déplorer car on ne rampait pas, on creusait, morts de trouille, en s'enfonçant dans le sillon de boue rouge du précédent.  Le vacarme était étourdissant et le sifflement des balles terrifiant. Bien sûr, ils tiraient haut, on le savait mais ça ne nous a jamais aidé. Le plus dur, c’était de ne surtout pas salir mon Pistolet Mitrailleur. Le PM était l’arme du Radio. J’aurais préféré un bon vieux FSA, plus lourd mais bien plus précis,avec un joli bois que j’aimais polir la nuit pendant les punitions. A la sortie le Sergent-Chef Pietri nous attendait très impatiemment, on n’allait jamais assez vite pour lui. Il vérifiait scrupuleusement chaque arme. Á sa décharge, un canon plein de boue ne sert plus à grand-chose :
- Et allez traverser la rivière. Jamais vu des soldats aussi sales.
On la traversait, l’eau jusqu’au menton, les armes au-dessus de la tête, bien sûr. La rivière était large, marron, vaseuse et infestée de serpents verts et longs particulièrement agressifs nous avait-il prévenus avec un sourire cruel. Une fois sur l’autre rive, à moitié moins boueux et les rangers pleins de vase :
- Demi-tour ! Et n’oubliez pas la tête et le casque !



Le bon vieux Fusil Semi-Automatique et mon foutu PM





J’ai adoré la tyrolienne même si on devait sauter à cinq mètres dans l’eau en treillis et rangers, mais je préférais vu ce qu’il y avait dessous. J’ai aimé les jeux de cordes, les pneus, les franchissements d’obstacles, les cours de close-combat, d'égorgements silencieux, les courses d’orientation, l’art du camouflage. J’étais mort de fatigue, mais je ne cessais de me surpasser avec étonnement, là où des montagnes à glace échouaient. Je passais les épreuves avec succès, toujours bluffé par la prodigieuse imagination des créateurs du long, vraiment long, parcours d’obstacles et d’accrobranche copiés des années plus tard pour des comiques qui se la raconte.   

Par contre, j’ai eu un blocage à huit mètres de haut sur un étroit pont de planches mal posées avec un énorme trou au milieu :
- Exécution !
Le mot m’a semblé bien choisi. Je suis resté paralysé, les ongles enfoncés dans l’écorce, les yeux rivés sur le gouffre à sauter avec mon sac de combat, ma radio et mon foutu PM que j’avais déjà pris trois fois dans la figure.
- C’est facile. Tu as tout fait, tu peux le faire.
Il était sympa le Lieutenant Meynard. Il nous fournissait en gnôle tous les soirs. Il nous motivait gentiment en nous disant tout le temps que c’était presque fini.  
- Je n’y arriverai jamais mon Lieutenant.
- Pourquoi ?
- Je suis trop lourd ! Il doit y avoir trois mètres à sauter ! Sans filet ! Je préfère la taule à la mort.
Je me voyais écrasé huit mètres plus bas, le corps désarticulé, dans les sept pour cent de pertes autorisées.
- Négatif, il y a exactement un mètre cinquante. Tu as sauté bien plus loin ! Allez, avance et tu vas voir.
De mots en sourires rassurants, je me suis approché du trou.
- Regarde, un mètre cinquante. De la rigolade. Regarde-moi.
Je ne l’ai plus quitté des yeux.
- Tu recules. Tu inspires. Et tu sautes ! Oui !!
Il m’a recueilli dans ses bras, on s’est très vite séparé :
- Merci mon Lieutenant.
- Du bon boulot Pélier. Maintenant dans l’autre sens.


PS :
18 mois après, je n'ai pas voulu me rengager grâce à Boris Vian qui m'a chanté la veille de la plus grande hésitation de ma vie :

"Je ne suis pas né pour tuer de pauvres gens
Messieurs les Présidents, s'il faut verser le sang
Allez verser le vôtre."